La perle de la musique antillaise
Musique . Avec son album Mizikasoleil, la chanteuse créole Perle Lama affirme sa maturité.
Mizikasoleil,
de Perle Lama.
Deux éditions : standard et limitée digipack incluant cinq titres inédits (Because Music).
Chanter l’amour est une nécessité du zouk. Mais le répertoire de Perle Lama ne s’arrête pas qu’à cet aspect de la vie. Même si c’en est un des meilleurs. Avec son album, Mizikasoleil (musique du soleil), la chanteuse déborde du cadre en rendant hommage « à des défenseurs de la cause ». Ses titres démontent l’hypocrisie des guerres, dans Tell Dem, en opposant à une « prospérité » la réalité d’un regard d’enfant qui, « tout autour de lui, ne voit que la misère ». Cet album raconte le cheminement de l’artiste. Si Kassav’ a fait sortir le zouk des îles et de l’anonymat, en le rendant populaire dans l’Hexagone et plus loin, l’effet est retombé. Perle Lama veut exporter cette musique chaleureuse. Cette musique française que le créole magnifie. Une idée du zouk, des Antilles et des Antillais que Perle Lama entend faire bouger.
musique du soleil
Mizikasoleil est arrivé après des années de maturation. « J’ai pris le temps de chercher une direction artistique, de trouver des textes et des thèmes, et d’affiner mon identité musicale. » Plus de quatre années de travail avec les musiciens confirmés qui interviennent sur l’album dont Perle Lama est auteure et co-compositrice avec eux. « Il y a aussi ma mère. Elle a écrit certains textes. » Le résultat est un album aux sonorités caribéennes. Une musique nourrie d’influences musicales traditionnelles des Antilles. Avec le son du tambour et autres instruments à musique. Sans oublier les apports de l’Hexagone. Et le brassage d’influences R’n’B. Au final, dit la chanteuse, « c’est un album caribéen au grand dam de ceux qui y voient un album de zouk. Avant d’être chanteuse de zouk, je suis simplement une chanteuse ». Perle Lama n’aime pas « être casée dans un bac comme on le fait dans un magasin de disques ». Si c’est vrai que l’album a une influence afro-caribéenne, c’est aussi un produit de l’Hexagone.
des titres ciselés
Avec une sensibilité à fleur de peau et une maturité chaque jour gagnée, Perle Lama est la digne fille spirituelle de Jocelyne Beroard (du groupe Kassav’) qui apparaît aussi sur l’album. Mizikasoleil réunit une diversité de thèmes : en plus de l’éternel amour, la chanteuse décrypte la société. Les guerres. Le crack qui, aux Antilles, touche énormément de jeunes. Avec le titre Racine, Perle Lama « rend hommage » à Eugène Mona. « Sa musique et les thèmes qu’il aborde m’ont - bercée durant mon enfance. C’était un rebelle. Une personne avec son propre univers. Il chantait pieds nus pour plus de contact avec la terre. Il chantait sa misère. C’est ce qui me rapproche de lui. » Perle Lama se rappelle que c’est avec un des titres d’Eugène Mona qu’elle a gagné son premier concours. Mais elle n’oublie pas de revisiter ses classiques : Malcom X, Martin Luther King, Toussaint-Louverture... « Cet album, dit-elle, c’est un peu l’histoire de ma vie. Avec tout ce que je vis au quotidien ou que je vois autour de moi. C’est un album fait avec mon coeur. » Mizikasoleil regroupe des titres ciselés avec soin : accents reggae de Don’t Leave Me Boy, des Jackson 5, limpides orchestrations R’n’B de Toi et Moi.
C’est la montée en puissance d’une chanteuse qui, à trois ans, taquinait déjà la muse. Perle Lama a forgé sa voix et sa mélodie en participant, dès cet âge, à des chorales, à tous ce qui a trait à la chanson et à la scène. Et chaque fois que l’occasion de chanter s’est - présentée. En 1998, pendant des vacances en Martinique, elle remporte le concours JM Harmony. Et gagne du même coup l’enregistrement de son premier album. Une réalisation, en tant que chanteuse et auteur compositeur de l’ensemble des titres, avec l’aide d’une maman inspirée. L’album Challenger s’est écoulé à plus de 20 000 exemplaires et a marqué les esprits avec Akwarel la sé Taw. Un titre couronné du prix SACEM du meilleur zouk de l’année 2000. Perle Lama a alors quatorze ans. En 2001 sort un deuxième album : Perle, etc. Une résonance de zouk mâtiné de reggae et de R’n’B. Un joyau du genre qui plaît. À partir de 2002, c’est le temps des duos pour Perle Lama. Entre autres, la chanteuse interprète Je sais, en duo avec Princess Lover (Nicole Néret). Le succès est énorme pour ce titre extrait de la compilation Zouk Me Love, réalisée par Ronald Rubinel et produit par EMI-Virgin. Perle ne s’arrête pas en si bon chemin : elle se présente à l’émission Popstar. Une façon, dit-elle, d’essayer d’ouvrir la porte du public de l’Hexagone et de faire découvrir sa musique. Mais sa présence sur M6 est de courte durée. Après, Perle Lama se réengage auprès d’artistes antillais de premier plan. S’ensuivront, en 2003 et 2006, deux prix SACEM de la meilleure interprète féminine qui couronnent deux de ses titres. Et, aujourd’hui, un album qu’elle voudrait « qu’il cartonne ».
Fernand Nouvet, l'Humanité
Le sujet : En 1924 à Douardenez, les sardinières de chez Givaut menacent de faire grève. Les conditions de travail sont difficiles.
Jeanne L Meur, une jeune veuve, devient contrmaïtresse dans la conserverie alors que la révolte gronde.
Cette promotion lui permet de payer l’école de son fils. Elle rêve pour lui un meilleur destin que celui de son père, marin-pêcheur, disparu en mer…
Film de Marc Rivière, avec Vincent Winterhalter (Thirion), Carole Richert (Jeanne Le Meur), Charlotte Valendry (Soizic), Jean Marie Wiling (M. Grivaut), Marie Pillet…
La critique : Ce remarquable téléfilm qui retrace la grève des Peen Sardines (les ouvrières des conserverie) à Douardenez, ville qui a élu le premier maire communiste de France, est une histoire prenante, interprétée par Carole Richert, bouleversante
Bien souvent restreinte aux celtes et aux ducs, l'histoire de la Bretagne n'a cessé de s'écrire au cours des siècles livrant d'heureuses ou de tristes pages tantôt teintées de noir, de rose et même de rouge. En proie à une vague socialiste depuis l'année 1919, la Bretagne voit dès 1921, l'élection de Sébastien Velly, premier maire communiste de France après bons nombres de rebondissements électoraux. Nous nous trouvons alors dans la cité ouvrière et sardinière de Douarnenez...
A sa mort en 1924, l'économie en crise n'incite guère les patrons à céder aux demandes d'amélioration des conditions de vie pénibles des sardinières.
Las du refus patronal, les ouvriers et ouvrières de l'usine Carnaud déclenchent la grève 20 novembre 1924.
En l'espace de quelques jours, l'ensemble des usines de conserverie débrayent et se joignent au mouvement soutenu par le nouveau maire communiste fraîchement élu, Daniel Le Flanchec.
Les communistes assurant une répercution nationale au conflit, les dirigeants syndicaux, Charles Tillon, Simonin, Beaulieu, le député Henriet ou encore le rédacteur du journal L'Humanité, Daniel Renoult accourrent de toutes parts en peu de temps renforçant ainsi le mouvement qui tend à s'enliser face à l'inflexibilité du patronnat.
Manifestations et réunions quotidiennes, incidents graves entre grévistes et usiniers émaillent le mois de décembre, les patrons n'hésitant pas à faire appel à Léon Raynier, un briseur de grève professionnel pour tenter de mettre un terme au mouvement.
42 jours après le début des hostilités, le conflit prend un tournant décisif le 1er janvier 1925 à 18h00 avec un attentat par armes à feu sur la personne du maire et de son neveu.
Nuit de saccage, nuit de colère face à cet acte odieux, le scandale qui en découlera mettra un terme définitif à la grève le 6 janvier 1925 suite à un accord conclu avec les conserveurs et donnant satisfaction en grande partie aux grévistes douarnénistes.
Faisant suite à cette grève retentissante, un ultime fait fera néanmoins son apparition en cette année 1925 avec l'élection de Joséphine Pencalet (1886-1972) en qualité de conseillère municipale sur la liste de Daniel Le Flanchec. Les femmes n'étant pas encore pouvues de droit de vote en cette époque et encore moins celui d'être élue, le scrutin sera tout bonnement invalidée.
Article publié dans Narvorig
Les putains magnifiques
Espagne. Le cinéaste Fernando Léon de Aranoa met en scène un duo de femmes au sein de la prostitution madrilène.
Princesas, de Fernando Léon de Aranoa.
Drame, Espagne. 1 h 53.
Caye (Candela Peña) est une jeune femme émanant un charme mélancolique. Sous une frange en désordre, ses yeux semblent toujours au bord de l’eau, avec au fond quelque chose de blessé qui teinte ses sourires. Caye se vend pour quelques billets qu’elle va soigneusement empiler dans une boîte. Nous la découvrons au sein de sa famille que domine la névrose de la mère, d’une tristesse à engendrer l’effroi. Caye va et vient entre ses clients et le salon de coiffure d’une petite place de Madrid où les prostituées immigrées d’Amérique du Sud tiennent le pavé. Dans ce salon où l’on cause, lieu familier des quartiers populaires espagnols que les cinéastes affectionnent, à commencer par Pedro Almodovar, le racisme sévit parmi les prostituées « de souche » qui ont le sentiment que l’on vient leur voler leur pain. Caye tient sa place dans cette guerre des exploitées. Du moins jusqu’à sa rencontre avec Zulema (Micaela Nevarez), belle comme la mer des Caraïbes, échouée sur le trottoir pour nourrir sa famille restée au loin. Le lien qui va les unir se renforcera pas à pas, dans cette conscience commune de l’exil que partagent les deux femmes. Si Zulema le vit le plus concrètement, l’exil intérieur de Caye trouvera ses limites dès lors qu’elle pourra se poser en protectrice de sa compagne. La voilà ramenée à sa générosité profonde par la misère de Zulema autant que par la force désespérée de cette dernière à endurer le pire par amour des siens. Le film de Fernando Léon de Aranoa, cinéaste expérimenté, brasse au travers de deux beaux portraits et quelques rôles secondaires bien interprétés des thèmes de société qu’il parvient à incarner sans manichéisme. Les actrices principales y sont pour beaucoup, et l’on ne s’étonne pas du Goya de la meilleure actrice espagnole de l’année remporté par Candela Peña pour son rôle. Le parti pris réaliste de l’ensemble fonctionnerait mieux, pourtant, si le personnage de Caye ne reposait sur une philosophie un peu courte qui tend à affirmer que chacune est, au fond, une princesse en exil de son propre royaume. Nous sommes en plein dans le mythe de la pute au grand coeur, sans la fantaisie déjantée dont Billy Wilder revêtait son Irma la Douce. Filmer la prostitution n’est pas une mince affaire. Fernando Léon de Aranoa sait nous faire partager son regard sans jugement, nous attrister et parfois même nous amuser, peu d’existences se vivant intégralement sur le mode tragique. Reste la difficulté de ne pas dévoyer ce regard face aux fantasmagories du genre. Une séquence nocturne dans un lieu de prostitution grouillant nous montre les filles comme autant de beautés qui seraient tombées du podium au ruisseau, les phares des voitures en maraude jetant leurs projecteurs sur la symphonie de vinyle blanc et de chiffons argentés qui les dénudent encore. Certes, un peu plus tard, ce paysage mis au jour dévoilera sa crudité de corps rompus. Mais les personnages ne sont pas les mêmes, et, si l’on peut dire, le mâle est fait.
Dominique Widemann (L'Humanité)
Diego Diaz, adjoint communiste à Evry (91) a écrit un ouvrage "Seniors et aînés - Radioscopie des + de 50 ans". Les éléments qu'il propose sont aussi des "Eclairages pour les élections 2007-2008". Vous saurez tout sur l'espérance de vie, la retraite et les revenus, les voyages, le logement, la consommation, la dépendance, l'expression politique... des + de 50 ans.
D'ici 25 ans la population des seniors de plus de 60 ans va augmenter de plus de 10 % et atteindre près du tiers de la population totale. Au 1er janvier 2003, 32,6 % de la population française avait 50 ans et plus, dont 55 % de femmes. En 1950, un français sur six avait 60 ans, en 2050, ce chiffre sera de un sur trois.
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"Jamais dans l'histoire de notre pays une évolution comparable n'a été enregistrée, liée à l'arrivée de la génération baby-boom de l'après guerre à l'âge senior, à l'augmentation sensible de la durée de vie, à la paix retrouvée sur le continent. |
Pour son deuxième long métrage Guillaume Canet signe une réussite, un thriller à l’américaine.
Alex est traumatisé après le décès dramatique de sa compagne , et rien ne semble amenuiser son chagrin.
Huit ans après Alex reçoit par courrier électronique une image de sa femme démontrant qu’elle est encore vivante.
Il va tout mettre en œuvre pour la découvrir.
La mise en scène est nerveuse, et le film est captivant. Les acteurs (François Cluzet, François Berland, Nathalie Baye, Marie-José Croze, Kristin Scott) sont excellents.
Ce film à rebondissement est un agréable divertissement. Seule la fin peut décevoir, mais à vous à la découvrir…
Du mont Helka au lac Jökulsarlon en passant par le parc national de Skaftafell et les fjords de l'est, le livre de Fabienne et Philippe Bousseaud, "Islande, terre de feu, rêve de glace", aborde toutes les réalités de cette terre extrême à la limite du cercle polaire.
Editions : Romain ages Editions, Prix : 39.50 euros .
Les paysages y sont encore sauvages et préservées.
Dans leur plus naturelle expression, l'eau, la terre, le feu et l'air se déclinent dans toutes les nuances possibles sur cette île boréale.
Cette géologie particulière offre une palette de couleurs incroyables à laquelle Philippe et Fabienne Bousseaud n'ont pu résisté.
De cette rencontre inoubliable est né un livre illustré par plus de 192 photos. Ce livre de photographies dévoile les composantes de ce pays extrême, terre de contrastes intenses.
L'auteur a choisi de faire découvrir ce pays à travers un texte mêlant la mythologie nordique aux descriptions poétiques des lieux les plus emblématiques de l'Islande. Et cette terre, on le comprend tout de suite, est celle d'une culture assez forte et exigeante pour affronter les extrêmes des éléments déchaînés.Capture d'un instant ou reflet de l'éternité, ce livre est une invitation au voyage et à la découverte d'une culture, d'une civilisation, d'un pays tout simplement.